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EEDF "région de Lyon" : Historiques, statistiques et développement

mardi 20 avril 2010

EEDF "Région de Lyon" = Ain et Rhône + L’Isle-d’Abeau

Pages de présentation sur Scoutopedia

Page sur la région EEDF de Lyon (Ain et Rhône) avec :
- liste des groupes actuels et carte
- listes des groupes anciens (depuis 1959) et carte
- coordonnées de la permanence régionale

Effectif des groupes depuis 1959 : données et enseignements

Voir plus bas le fichier tableur des effectifs des groupes tels que mentionnés dans les archives de la région EEDF "de Lyon" (Ain et Rhône) consultées à l’été 2000 à la permanence régionale.

Le groupe tel que nous le connaissons aujourd’hui n’a pas toujours été le modèle de l’association...

- La création spontanée :
Dans sa phase d’extension, l’association était sollicitée par des personnes souhaitant créer des activités ici ou là. Il pouvait s’agir de personnes qui déménageaient ou simplement de personnes qui connaissaient l’association et avaient envie de développer une nouvelle antenne. Après passage par les centres de formation, des structures étaient créées. On commençait généralement par des Unités pilotes, voire même une seule "patrouille libre" (équipage) [1].. Les archives ne précisaient pas la nature des structures évoquées. Difficile dans ce cas d’évaluer l’importance des écarts d’effectifs entre structures. 50 éclés sur une unité, ce n’est pas comme 50 personnes réparties sur 3 branches (les lutins ne sont apparus que dans les années 1980)...

- La taille des groupes :
Lorsque l’association disposait dans les grandes villes de trop nombreuses "patrouilles" (équipages), elle créait plusieurs "troupes", structure intermédiaire entre l’équipage et l’Unité. Dans une Unité éclés, on pouvait avoir plusieurs "troupes" de x équipages [2]... De même, les effectifs étant importants pour les louveteaux aussi, une Unité louveteaux pouvait être constituée de plusieurs "meutes" ("cercles", aujourd’hui). A une période, les unités fonctionnaient un peu comme les écoles : une meute n’était pas forcément rattachée à une troupe... Le groupe en tant qu’entité globale n’est pas arrivé tout de suite.

- La proximité :
La création de troupes délocalisées permettait de développer l’Unité (ou le groupe) dans de nouveaux quartiers et de travailler sur la proximité, ce qui augmentait encore l’intérêt de l’association en facilitant l’organisation de réunions de "patrouille" hors activités.

- Des difficultés cycliques
Les fins de décennie pour lesquelles on dispose de chiffres significatifs (années d’avant et années d’après) semblent difficiles. Il est tout autant difficile d’en tirer des conclusions en l’absence de chiffres dans le reste des EEDF et des autres associations du Scoutisme Français ! A ce titre, la chute des effectifs de la région entre 1980 et 1984 est impressionnante et presque suspecte ! Jean-Bart (Villeurbanne), Lumière (Tassin-la-Demi-Lune) et dans une moindre mesure Nicolas Benoît (à l’époque, Oullins ou Chaponost) sont les seuls à progresser. Il semblerait que des tensions aient eu lieu entre la région de Lyon et la nation alors s’agissait-il de difficultés régionales, nationales ou d’une "grève des cartes" ?

Conclusion

Il est difficile de comparer ces données les unes avec les autres puisqu’on ne dispose pas d’éléments plus précis, ni de groupes tests (autres régions, autres mouvements...). On peut cependant noter que les EDF puis EEDF ont pu être bien implantés dans des endroits dont ils sont aujourd’hui absents. Le nombre de troupes à Lyon a été assez impressionnant, surtout si on compare avec les effectifs depuis une trentaine d’années.

La deuxième conclusion qu’on peut en tirer, c’est que tous les groupes ont connu entre les années 1970 et 1990 une baisse brutale des effectifs. Certains s’en sont remis, d’autres non (Lefèvre...). Cette baisse brutale d’effectifs annonce souvent la reprise du groupe par de nouveaux militants pas forcément formés à la pédagogie scoute des EEDF et ne disposant pas des techniques. Il en résulte généralement une perte de sens.

Notons encore que les groupes créés par la permanence régionale n’ont pas su établir des bases suffisamment solides pour se passer du professionnel (permanent, objecteur de conscience ou service civil). Malgré une prise de conscience de la nécessité de pérenniser le groupe [3], le seul dont la création postérieure aux années 1980 ait tenu plus de 2 ans sans professionnel est celui de Dardilly [4].

On peut remarquer néanmoins que cette perte de sens n’empêche pas un retour du scoutisme EEDF. Mais la situation actuelle n’est pas celle d’il y a 15 ans (voir Scoutisme et éducation populaire laïque : des dimensions politiques)...

Pour le développement, voir Développement des groupes locaux EEDF (à partir d’expériences de la région de Lyon)

Notes

[2... d’où la formation 2e degré de Responsable d’Unité qui est très proche de celle de responsable de camp

[3Au début, on a cherché des enfants pour essayer de faire s’investir les parents. Peine perdue ((Villefranche-sur-Saône et Saint-Genis-Laval) ! On a ensuite essayé de partir plutôt d’un réseau de parents, particulièrement avec une implantation locale et un réseau. Les groupes de l’Arbresle et Caluire n’ont pas tenu. Le travail dans le Val-de-Saône se poursuit depuis 10 ans...

[4Sans trop m’avancer, il s’agit plus d’une initiative locale que régionale d’où la réussite mais il faudrait avoir l’avis de spécialistes.

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