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Historique EEDF 4 : Des années 1980 à nos jours

La réaffirmation du scoutisme dans les groupes locaux

dimanche 31 juillet 2011

Après une période de défiance envers les propositions nationales qui auraient présenté le double inconvénient de faire un choix entre les deux tendances en présence ("néo-scoute" ou "post-scoute") ou se risquer à un compromis ne satisfaisant ni les uns, ni les autres, alors qu’on considérait même que les propositions "empêchaient l’expérimentation locale" dans un contexte sociétale (au moins, en partie) de volonté de repartir de zéro, une nouvelle génération d’encadrants s’est retrouvée démunie. La période d’expérimentation terminée, les conditions étaient réunies pour de nouvelles propositions... qui allaient devoir répondre aussi bien aux "néo-scouts" qu’aux "post-scouts" (les scouts classiques étant, de fait, considérés comme archaïques) !

Vers un retour du scoutisme aux EEDF

Au niveau national, l’objectif semble être de définir des orientations pour un scoutisme moderne sans faire imploser l’association. La première étape s’articule autour du lancement d’opérations nationales destinées à créer un lien direct entre le local et le national pour éviter les effets régionaux (la création de bastion "néo scouts, "post scouts", voire "classiques"). Pour ne pas heurter les sensibilités, plutôt que de parler de pédagogie, c’est d’abord autour de l’activité qu’on va créer ces rassemblements. Ainsi, en 1981, on rachète un hameau en Midi-Pyrénées (Bécours) dans la perspective de le reconstruire petit à petit. Ce hameau est devenu depuis un "haut lieu du scoutisme" selon les critères de l’OMMS. 1981 correspond aux 70 ans du scoutisme laïque en France. Pourtant, la communication ne met pas trop en avant cet anniversaire. Y a-t-il ici la peur de brusquer les "post-scouts" ?

En 1985, un rassemblement de responsables (le terme "chef" a disparu entre 1965 et 1985) est organisé à Mâcon. Le retour officiel du scoutisme n’y est pas décidé mais, fait nouveau, on y exprime des attentes en termes de propositions pédagogiques de la part de l’échelon national. La défiance est, semble-t-il, passée. Les responsables nationaux vont pouvoir désormais proposer un scoutisme moderne mais qui ne s’affichera pas complètement en tant que tel afin de ne pas effrayer les "post-scouts". Dans ce sens, "les Z’Eclés, c’est le pied !" marque la nouvelle image que se donne l’association sur le plan de la communication. Même si le foulard n’a jamais été abandonné par la plupart des groupes, il n’est pas mis en avant. Les calendriers de l’époque montrent des enfants qui font de nombreuses activités et particulièrement des activités physiques : voile, escalade... On est loin des feux de camp, grands jeux et autres installations de camp qui reviendront à la fin des années 1990 ! La communication externe nationale ne veut visiblement pas mettre en avant le passé scout (qui est quand même du ressort du présent pour une partie de l’association), de peur, certainement, de brusquer une partie des membres et d’en faire fuir de potentiels qui pourraient être attirés par les valeurs. En effet, depuis les expérimentations et remises en question de la fin des années 60 et 70, l’unité existe autour des valeurs. C’est le liant. On préfère donc communiquer sur les valeurs d’un côté et des activités de plein air/sportives, de l’autre.

Dans la lignée de Mâcon 1985, on lance un grand projet de réédition des outils pédagogiques à destination des responsables sur la base d’un projet éducatif original hérité du scoutisme. On abandonne par là-même un des dogmes de la période "révolutionnaire" : les outils enfermeraient leurs utilisateurs dans la reproduction et brideraient ainsi la créativité [1]...

Navigator constitue la première étape de ce retour de l’échelon national dans les propositions pédagogiques. On continue bien sûr les rassemblements nationaux qui marchent bien pour diffuser les propositions en organisant cette fois un rassemblement de toutes les branches en cours d’année. Cet événement s’inscrit dans le cadre d’un grand jeu national destiné à aider les responsables à organiser leur programme [2]. Il se décompose ainsi en quatre étapes qui représentent les trois trimestres de l’année et le camp. A chaque étape, l’unité doit réaliser un projet pour marquer des points.

A la suite de Navigator, ce sont tous les outils pédagogiques qui renaissent sous une nouvelle forme. L’association se présente désormais telle qu’on la connaît encore aujourd’hui :

  • des groupes locaux censés pratiquer le scoutisme à la mode EEDF
  • des services vacances ouverts aux handicapés physiques ou mentaux
  • des services vacances ouverts aux publics "en difficultés sociales"
  • des services vacances ouverts aux enfants qui ne sont pas sur les groupes locaux
  • des groupes ou unités spécialisés dans l’accueil des publics spécifiques (essentiellement handicapés mentaux)
  • des centres EEDF qui ont ouvert leurs activités (avec par exemple des centres de loisirs) pour continuer à accueillir les groupes locaux malgré les dépenses liées à l’évolution des règles de sécurité, hygiène, confort...

La Logique voudrait que les propositions pédagogiques de base soient celles des groupes locaux (raison d’être de l’association) et qu’on présente la manière de les décliner, de les adapter en fonction des publics. Mais une telle façon de procéder risquerait de créer des tensions. On préfère donc être plus évasif et surtout ne pas brusquer la frange "post-scoute" encore présente sur les groupes locaux. Pourtant, si on analyse les outils mis en place ("L’Aventure..." décliné par branche et le carnet d’aventure des louveteaux "Traces d’étoiles" et éclés), on se rend compte que la méthode scoute y est bel et bien :

  • le cadre symbolique qui est laissé à la libre appréciation des unités... mais le carnet d’aventures louveteaux (Traces d’étoiles) présente les étapes d’intégration du louveteau dans le cercle, la remise du foulard, la matérialisation de son engagement...
  • la vie en équipes (proposition timide pour les louveteaux par le biais des "équipes de vie")
  • la progression personnelle (non labellisée chez les louveteaux donc mesurée uniquement par l’enfant à travers un référentiel de capacités dans son carnet d’aventures)
  • La loi et l’engagement à travers la Règle d’Or et les règles de vie/conseil [3]


Néanmoins, bien malin celui qui, ne connaissant pas le scoutisme hormis sur ses aspects formels, serait capable de décrypter celui des EEDF ! Mais le pari est réussi. Les propositions ne provoquent pas de réaction de rejet et on peut tranquillement les diffuser. On notera que la rupture avec "les Z’Eclés, c’est le pieds !" est d’ores et déjà actée : le Traces d’étoiles présente systématiquement le louveteau avec un foulard autour du cou, on parle de sa remise à l’enfant...

Parallèlement, on continue à essayer d’améliorer tant les activités que la notion de programme incluant l’ensemble des activités d’une année dans un projet. On renouvelle la méthode Navigator mais en lui adjoignant d’autres objectifs. C’est l’opération « Mosaïque ». On cherche toujours à créer une grande impulsion nationale en rassemblant le maximum d’EEDF (défilé de 6000 adhérents dans Rodez en juillet 1996) mais on lance aussi par ce biais une opération « solidarité ». Des groupes qui estiment faire des activités de qualité ne participent pas au jeu (groupe Bayard à Lyon, par ex.) tandis que ceux qui cherchent du sens peuvent trouver là de nombreux outils qui peuvent les aider à mettre en place des activités sans pour autant suivre un programme hyper-défini et rigide. Malheureusement, à Lyon, il y aura peu de support régional et l’opération aura peu d’impact... hormis dans les groupes qui arrivaient à se débrouiller sans !

La conclusion de l’activité se fera en mars 1998 à l’Assemblée Nationale afin de continuer à retrouver de la visibilité pour l’association. 1998, c’est aussi la dernière année du Plan d’Action National "Aventures solidaires" qui a donné naissance à Mosaïque. Parmi ses objectifs principaux, on trouvait la nécessité de clarifier ce que l’association appelait ses "valeurs", ce qui constitue sa spiritualité, en l’absence de religion. Les orientations sont adoptées par l’Assemblée Générale de Montluçon et on diffuse "L’Engagement des EEDF" qui constitue désormais le cadre de référence. On pourrait être surpris qu’un tel acte n’ait pas entrainé de scissions comme ce qui s’était produit au lendemain de la seconde guerre mondiale avec le départ de Georges Bertier et quelques autres EDF qui sont allées rejoindre les Éclaireurs Neutre de France. Après le départ des groupes qui ont fondé la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs en 1989, il semblerait que les valeurs aient constitué un socle commun, le seul élément rassemblant à la fois l’ensemble des groupes locaux et le reste des activités, parfois très éloignées du scoutisme ! La stratégie a donc été bonne. Il apparaissait que désormais l’objectif des responsables nationaux était de redescendre du haut vers le bas :

  • se mettre d’accord formellement sur les valeurs (réalisé par l’engagement adopté à Montluçon)
  • se mettre d’accord sur les propositions pédagogiques (en conservant comme préalable son appartenance au mouvement scout)
  • se mettre d’accord sur les outils de conception d’un programme d’année par unité ... mais on va y revenir !

Le retour officiel du scoutisme aux EEDF

De 1998 à 2002, on lance un nouveau "Plan d’Action National" : "Agir pour Grandir". Ce plan d’action est illustré par des bonhommes symbolisés qui portent un foulard. Le garçon choisi pour apparaitre sur la page de présentation porte la tenue "semi-officielle" de l’association : tee-shirt blanc avec un gros logo de l’association et foulard [4].

Ce nouveau plan d’action marque les orientations claires prises par le mouvement : dorénavant, il ne s’agit plus de faire du scoutisme sans le dire, il faut faire du scoutisme, se dire qu’on en fait (communication interne) et dire qu’on le fait (communication externe). Les spécificités de l’association ne disparaissent pas mais le message est limpide : bien que les groupes locaux voient leur part (en termes d’effectifs et non en termes de de poids) dans l’association diminuer progressivement, c’est bien vers eux qu’est tourné le plan d’action, comme les précédents. On y rappelle "l’engagement des EEDF", le socle commun mais on y rappelle aussi qu’on est scouts et ce qu’est le scoutisme. C’est le début d’une grande opération de formation auprès des responsables de l’association sur ce qu’est la méthode scoute.

On a évoqué dans un autre article la formation des responsables d’Unité par le biais des WE Tremplin. On pourrait citer aussi les « Cap Eclés », « Défi aînés » et « Cap Respons ». Le but des rassemblements nationaux était, comme nous l’avons évoqué, de diffuser des méthodes mais aussi de provoquer une émulsion : « vous n’êtes pas seuls ! ». C’est à travers les premiers week-ends Tremplin que le scoutisme fait officiellement son retour aux EEDF ! On a probablement estimé qu’en 1998, l’association était désormais assez mure pour qu’on dise les choses clairement à travers "Agir pour grandir". Les RU se voient fournir un tableau présentant les principes du scoutisme, les méthodes et les domaines d’activité. Le tableau ne provoque pas de réactions de rejet (en tout cas, pour ce que j’ai vécu dans la région de Lyon !) mais fait naitre des interrogations : "nous n’avons pas de loi et promesse" ! En fait, il permettra à chacun de réinterroger ses pratiques en cherchant la relation ce que propose la pédagogie EEDF et ce que propose le scoutisme.

La logique est poussée également à travers un accroissement de l’investissement au sein de la fédération du Scoutisme Français et dans les jamborees. Il est donc clair que l’objectif des EEDF est de redevélopper un scoutisme moderne et laïque sur les groupes locaux. C’est finalement la tendance néo-scoute qui semble avoir gagné.

Deux ans après la clôture de Mosaïque, on relance un jeu national (« @ventures.2001 ») destiné à encadrer les activités des groupes, aider chaque groupe à faire des activités de qualité. Les personnages du jeu représentent chacun un domaine d’activités du scoutisme... Il faut dire que les dégâts liés à "l’affaire de Perros Guirrec" - appelée aussi "de l’abbé Cottard" - se font sentir. Au début, on se rend compte qu’on parle des EEDF en disant : "ils sont différents". Rapidement, il devient évident qu’il faut changer cette façon de voir : puisque les EEDF sont membres du Scoutisme Français, puisqu’ils sont scouts et qu’ils ont envie de le réaffirmer, il faut faire changer cette vision des choses. Le choix est alors fait de dire haut et forme que "scoutisme en France = Scoutisme Français". La volonté est de s’éloigner de l’image négative (conservatisme, voire traditionalisme sur le plan pédagogique, intégrisme catholique ou encore attirance militaire de certains groupes et/ou positions politiques proches de l’extrême-droite pour certains responsables) véhiculée à tort ou à raison par trois associations disposant de l’agrément scoutisme (Éclaireurs Neutres de France, Scouts Unitaires de France, Guides et Scouts d’Europe). Quelques dents comment à grincer. On rappelle que de nombreux groupes EEEDF ne font pas de scoutisme (certains responsables s’en vanteraient presque !), que la plupart ne sont pas vraiment capables d’expliquer ce qu’est le scoutisme et que la part des effectifs des activités non-scoutes (services vacances) a dépassé la part des activités scoutes ! On rajoute également que les EEDF seraient un repaire de gauchistes "laïcards" (entendre par là : "athées anti-religieux et anti-cléricaux"). On dit enfin que si les associations disposant de l’agrément de scoutisme ne sont pas reconnues par le Scoutisme Français, c’est beaucoup parce que les EEDF bloquent leur accès alors même que les relations peuvent être cordiales avec d’autres associations du SF...

Les EEDF tiennent le cap. En 2007, les rassemblements du centenaire du scoutisme doivent rassembler les associations du Scoutisme Français et les 4 autres disposant de l’agrément scoutisme. Les EEDF refusent alors d’y participer et de s’afficher à leurs côtés (position tenue depuis au moins les années 199x) et organisent leurs propres rassemblements pour le centenaire du scoutisme.

Bilan

En 2008, pour un nouveau un jeu national et un nouveau rassemblement national de trois jours à la Courneuve, ne participeront que 3000 EEDF... Même si les tarifs n’étaient pas forcément très abordables, on peut probablement y voir là un signe de la baisse des effectifs. Si seulement la moitié des adhérents des groupes locaux sont allés à Paris, le scoutisme EEDF ne toucherait désormais plus que 6000 personnes [5]...

L’association se réclame aujourd’hui de 35 000 membres. Avec toutes les activités qu’elle organise, c’est possible. Mais combien vivent réellement le scoutisme moderne et laïque qu’elle cherche à mettre en place ? Aujourd’hui encore, il ne semble pas évident que la place des groupes locaux et du reste des propositions ait été clarifiée. Ce ne serait pas faire injure aux propositions destinées aux publics spécifiques ou occasionnels que de rappeler qu’elles sont une adaptation de la pédagogie des groupes locaux. Il pourrait même être pertinent d’inciter de nouveau les animateurs des groupes à s’occuper des activités des services vacances. Ce serait formateur pour eux et permettrait de redonner tout son sens aux différents services vacances. Il semblerait que cet objectif soit bien présent mais attention au recrutement ! En 1997, un directeur issu de centres de loisirs nous a empêché de mettre en place la pédagogie éclée d’une manière adaptée sur un séjour ouvert à des enfants placé par les réseaux d’aide aux familles en difficultés [6] !

En 2012, une réforme des Statuts est engagée. Elle vient confirmer une évolution lancée au début des années 2000 : la banalisation des différentes activités. Environ 10 ans plus tôt, on supprimait le statut de membre associé pour accorder le statut de membre actif pour tous [7]. Aujourd’hui, chaque groupe ou centre de loisirs ou autre porte le nom de "structure locale". Il est beaucoup trop tôt pour en tirer de quelconques conclusions, d’autant que le mouvement de questionnement sur ce qu’est le scoutisme est bien présent au sein des groupes.

Conclusion

A la conjonction des deux mondes, les EEDF sont depuis les années 1970 dans une position délicate. Ils subissent les mêmes difficultés que les autres associations d’éducation populaire (militantisme en baisse, méfiance de la société) mais doivent en plus réussir à concilier deux référentiels parfois antagonistes. Les efforts menés depuis 20 ans pour replacer l’association dans le cadre d’un scoutisme moderne et laïque sont maintenant gagnés. Les valeurs qui constituent l’appartenance du mouvement à l’Éducation Populaire ne sont pas perdues. Elles n’ont probablement même jamais été aussi solides ! La difficulté pour l’association restera à assumer sa spécificité à la fois dans l’Éducation Populaire et dans le scoutisme. Dans le même temps, il faudra regagner la confiance de la société. Mais après tout, ce n’est peut-être pas si difficile si on regarde bien les activités, valeurs et méthodes : responsabilité, autonomie, écocitoyenneté...

Une des questions en suspens sera la place des actions purement vacances dans l’association. Il y a peut-être une confusion et la nécessité de recréer ce qui était leur but à l’origine : faire découvrir le scoutisme à des enfants qui ne le vivront pas forcément autrement. C’est bien le scoutisme qui doit être une trame de fond des services vacances, pas uniquement les valeurs. Mais pour cela, malgré les énormes efforts déployés depuis les années 1990, il faudra encore que la définition du scoutisme EEDF soit plus claire... Enfin, il pourrait être opportun que l’association envisage la mise en cohérence de ses propositions théoriques et de ses pratiques. Exemples :

  • les propositions pédagogiques proposent de matérialiser l’engagement ou la progression personnelle par des autocollants à coller dans son carnet d’aventures (cf. Traces d’étoiles ou Hors Pistes), pourtant aucun de ces autocollants n’est en vente dans la boutique de l’association...
  • les outils pédagogiques montrent que le choix de l’association est de permettre une pratique scoute qui irait d’une lecture pédagogique à une approche plus classique, au choix des groupes (traditions vivantes et modernisées). Pourtant le Comité Directeur de l’association n’a accepté qu’au prix de conditions fermes que la boutique vende une chemise aux couleurs de l’association (alors qu’elle vend des tee-shirts et même une chemisette sur ce principe) : attachement de cette chemise à un événement spécifique, coupe moderne... Le CD donne l’impression de redouter un retour de l’uniforme par le biais des groupes et surtout, ne veut pas qu’on pense que l’échelon national cautionnerait un tel retour. Y a-t-il un véritable risque ?!
  • et, le plus grave à mon sens, dans la plupart des Régions, il n’existe aucun temps de formation où on peut discuter autour de la question "en quoi les EEDF sont-ils scouts ?". Dès lors, des éléments fondamentaux de la méthode scoute sont mis au même plan que des éléments accessoires des spécificités EEDF. A quand une grille de ce qu’est le scoutisme EEDF ?! ça me donne une idée...

Notes

[1Malgré ce retour timide du scoutisme, 4 groupes classiques vont jeter l’éponge et fonder la Fédération des Éclaireuses et Éclaireurs. Leur départ serait d’origine pédagogique (ils se situeraient dans le prolongement de la pédagogie officielle telle que proposée dans les années 70 mais inappliquée dans l’écrasante majorité des groupes) mais aussi relationnelle (il s’agit principalement de groupes de la région parisienne qui auraient souhaité voir mettre en place un réseau informel de scoutisme classique au sein de l’association sans succès).

[2C’est une méthode que l’association n’a eu de cesse de répéter avec Mosaïque en 1996-1998, @ventures.2001, Dimbali en 2008...

[3Bien sûr, les autres éléments de la méthode n’avaient pas disparu : relation adulte/jeune, vie dans la Nature, éducation par l’action

[4Suite au refus d’une majorité de groupes de continuer à porter un uniforme dans les années 70, le choix a été fait, avec le retour de préconisations nationales, de laisser le choix aux groupes. Cette solution était la plus pertinente dans la mesure où certains avaient adopté l’uniforme officielle des années 70, tandis que d’autres avaient développé leur propre uniforme... tandis qu’un certain nombre avaient même du mal à accepter le foulard ! Néanmoins, dans une perspective de communication, il est suggéré dans les années 80 de porter le tee-shirt de l’association avec, éventuellement, le foulard du groupe. Dans les années 90, il est suggéré de porter les deux (voir les références sur la page Scoutopedia)...

[5On notera cependant que pour le cinquantenaire, même si la branche lutins n’existait pas encore (mais combien de lutins étaient à Dimbali ?!), les EDF n’étaient que 6128 Éclaireurs, 202 Routiers, 2001 Louveteaux, soit 8331... Bien sûr, on n’oubliera pas les Éclaireurs Français et les Éclaireuses de la FFE section Neutre mais tout de même...

[6Par pédagogie adaptée, on n’entendait pas explo ou froissartage mais simplement des conseils, règles de vie, journée-type, grands jeux, tipis, feux de camp... Le thème étant "les indiens", on ne faisait qu’appliquer à la fois les méthodes pédagogiques qui marchaient sur les groupes locaux et le séjour qui avait été vendu...

[7Un argument avancé à l’époque était qu’il n’était plus possible d’un point de vue réglementaire de conserver ces différences de statuts.

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